Interprétation des symboles & faux souvenirs

Faux souvenir:

  • L'expression « faux souvenir » désigne le fait d'induire, volontairement ou non, de faux souvenirs (d'abus ou de maltraitances en général) chez un patient...
  • Mais à l'opposé, le « faux souvenir » peut être créé par le patient : il dit avoir été victime de quelque chose et cela n'a jamais eu lieu. Dans ce cas, on peut se retrouver à accuser un innocent…

Dans la pratique de la médecine symbolique©, nous détectons (par l'intermédiaire de baguettes coudées) des symboles de « l'invisible ». La difficulté de cette pratique réside évidemment dans l'interprétation de ces symboles. C'est pour cela que nous cherchons en général des dates d'événements qui pourraient éclairer le patient sur la signification du symbole, lorsque ce patient ne voit pas de sens apparent évident. Ces symboles peuvent évidemment renvoyer les patients à des moments douloureux ou dérangeants de leur passé.

Or, il y a des limites à ne pas franchir

  • La première limite est l'induction de faux souvenirs par le thérapeute sur son patient.

Les procès et la jurisprudence (voir liens ci-dessous) condamnent ce genre de pratique à juste titre. En effet, le thérapeute qui a soi-disant des « messages » ou une information se trouve souvent dans une projection de son propre problème. Or, c'est son patient qui va ensuite devoir gérer cette information alors qu'il consultait parce qu'il avait déjà un mal être. Le patient se retrouve donc avec une « couche supplémentaire » à traiter.
Conclusion : le thérapeute en médecine symbolique© doit laisser son patient interpréter lui-même les symboles et les événements qui y sont rattachés. Le symbole parlant à l'inconscient, il est souvent inutile d’approfondir les circonstances (par ailleurs souvent invérifiables).

  • La deuxième limite est l'acceptation sans condition de faux souvenirs venant du patient lui-même.

Dans ce cas, le thérapeute pourrait se laisser embarquer dans des histoires complètement virtuelles qui n'auraient évidemment aucun sens (souvent, les patients ont déjà raconté cette histoire à tous les thérapeutes précédents sans aucune piste de guérison).
Conclusion : si le patient raconte un événement douloureux, il est important que le thérapeute en médecine symbolique© cherche à en valider ou à en infirmer la réalité (par exemple, une grande mode consiste à affirmer « avoir eu un jumeau mort dans le ventre de sa mère » ce qui est quasiment invérifiable, ce qui devient de facto une information à analyser sous un angle uniquement symbolique).

La pratique de la médecine symbolique© n'est pas de s'arrêter aux événements – réels ou imaginaires – mais d'aller chercher au-delà le sens « spirituel » de ces événements (spirit veut dire « esprit »). Cela se présente tout le temps comme un enseignement pour l'âme de la personne et pour ses expériences dans la matière. Il ne s'agit jamais de trouver des boucs émissaires, de faire du sensationnel ou de faire de la psychothérapie...

Exemple de jurisprudence :

http://www.francetvinfo.fr/sante/affaires/une-kine-jugee-pour-avoir-induit-de-faux-souvenirs_2067097.html

http://www.liberation.fr/france/2017/02/19/faux-souvenirs-et-vraie-emprise-les-etranges-pratiques-d-une-osteo-en-proces_1549602

http://www.bfmtv.com/police-justice/une-kinesitherapeute-jugee-pour-avoir-manipule-ses-patientes-avec-de-faux-souvenirs-1107682.html

http://www.unadfi.org/domaines-infiltration/sante-bien-etre/pratiques-non-conventionnelles/syndrome-des-faux-souvenirs